Pauvreté, confinement : les étudiantEs n’entendent pas rester seuls !

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SOURCE : NPA

Le 26 janvier, plusieurs milliers d’étudiants battaient le pavé, de concert avec les personnels de l’Éducation nationale pour demander une réouverture des facs permise par une augmentation de moyens à la hauteur des besoins sanitaires.

 

Depuis quelques semaines, de nombreuses organisations de jeunesse, politiques et syndicales, appellent à la réouverture des universités. Macron a fait quelques annonces pour ne pas discuter des problèmes de fonds : perte des jobs étudiants, coûts de la vie, décrochage scolaire, logements insalubres… et des mesures qui seraient nécessaire pour résoudre ces problèmes. Sans dire un mot sérieux sur ces problèmes, la droite et l’extrême droite tentent également (pour l’instant sans succès) de se faire les porte-parole de certaines difficultés auxquels les étudiantEs font face, en jouant sur la démagogie individualiste…

 

« Les étudiants à l’Élysée et Castex dans un 9m2 »

La crise sanitaire et le déplacement des cours en « tout distanciel » ont accentué des inégalités déjà présentes dans l’enseignement supérieur. Déjà en novembre 2019, à la suite d’une immolation à Lyon, les étudiantEs s’étaient retrouvés dans la rue pour exiger des conditions dignes d’étude.

Devant les chiffres importants relayés dans les médias sur la souffrance morale et matérielle des étudiantEs, Macron ne multiple que les effets d’annonces. Les dernières en date, après le retour de L1 en présentiel (seulement pour les TD !), se résument à l’attribution de repas à 1 euro dans les CROUS et de « chèques psy » à l’ensemble des étudiantEs. On note aussi la promesse de retour en présentiel pour 20% des cours (non traduite dans la réalité).

Comment profiter des repas à 1 euro quand on a tous ses cours chez soi, à parfois plus d’une heure de trajet des campus ? Une majorité d’étudiantEs doit travailler pour subvenir à ses études, mais les jobs étudiants ont souvent disparu depuis le début de la crise, comment payer les loyers alors que sa famille peut se retrouver en difficulté financière ?

Les étudiantEs n’ont pas besoin qu’on leur paye le rendez-vous chez le psy, ils ont besoin qu’on renfloue les universités, de réquisitions de locaux, de cours en demi-groupes, d’embauches massives d’enseignantEs, et surtout de ressources suffisantes pour vivre dignement.

La crise sanitaire a bon dos quand il s’agit de justifier les files d’attentes qui s’allongent devant les banques alimentaires, ou les suppressions d’emplois massives. De l’argent, il y en a, et on sait où il se trouve. Preuve en est, un rapport d’Oxfam a récemment montré que, depuis le premier confinement en mars 2020, les dix hommes les plus riches du monde (dont Bernard Arnault) ont vus leur fortune augmenter de 540 milliards de dollars, alors même qu’en France, c’est un million de personnes qui sont tombées dans la pauvreté.

« Aujourd’hui dans la rue, et le 4 on continue »

Si aucune des mesures revendiquées par les étudiantEs mobilisés n’est révolutionnaire, le gouvernement préfère allouer des milliards à la sauvegarde des profits patronaux. Les étudiantEs cherchent donc les moyens d’imposer un rapport de forces, malgré les difficultés causées par leur éparpillement. N’étant plus concentrés dans les universités mais cloîtrés chez soi, il faut trouver le moyen de se rendre visible et se rassembler.

Les équipes militantes mobilisées depuis janvier tentent ainsi de se retrouver en AG pour coordonner les actions dans les résidences et restos CROUS, les bibliothèques universitaires et bien sûr les cours (qu’ils soient en distanciels ou présentiel).

Les étudiantEs mobilisés se sont aussi donné rendez-vous dans la rue le 4 février pour exiger de meilleures conditions de vie et d’études.


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