Guerini redoute un «conflit violent» entre «la France des résidences secondaires» et celle «des HLM»

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SOURCE : Figaro

Le délégué général de La République en marche veut mettre en garde contre «les fractures à l’œuvre» provoquées par les inégalités en période de confinement.

Stanislas Guerini, le délégué général de La République en marche
Stanislas Guerini, le délégué général de La République en marche AFP

Une crise en cache-t-elle une autre ? Stanislas Guerini a voulu lancer un avertissement en ce sens dans L’Obs, jeudi 9 avril. Le délégué général de La République en marche craint en effet que le confinement imposé par le gouvernement pour limiter l’expansion du coronavirus ne relance une crise sociale face aux inégalités criantes. «Il y a la France des résidences secondaires et celle des HLM, la France de la 4G et celle des zones blanches, la France qui peut être en télétravail et celle de ceux qui sont en première ligne», rappelle-t-il.

«Un immense défi de réconciliation»

Le chef du mouvement présidentiel veut donc mettre en garde contre ces «fractures à l’œuvre» qui pourraient, selon lui, déboucher sur un «conflit violent». «Nous avons devant nous un immense défi réconciliation. Car nous ne pouvons pas laisser ces deux France se faire face alors que de grandes difficultés nous attendent», a-t-il prévenu.

Stanislas Guerini a dans ce cadre fait part de ses propositions à l’Élysée pour empêcher, ou du moins limiter, une nouvelle crise. Dans la lignée du gouvernement, il souhaite que les entreprises aidées par l’État ne reversent pas des dividendes aux actionnaires. «Je veux que ça devienne la règle», a martelé le chef de LREM à L’Obs, même s’il ne prône pas pour autant une interdiction.

Le délégué général de La République en marche souhaite également que les primes promises au personnel soignant soient rapidement distribuées. «Le plus tôt sera le mieux. Car c’est maintenant qu’ils mettent leur vie en danger, et ils n’ont pas demandé de délai pour le faire», a-t-il voulu rappeler. Stanislas Guerini tient cependant à préciser qu’il ne «donne pas d’injonction au gouvernement sur la forme. Mais je mets en garde : il ne faut laisser personne sur le bas-côté».


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