Actualité des médias : extrême droite plébiscitée, patrons de presse renfloués…

AVANT-PROPOS : les articles de la rubrique « Ailleurs sur le web » ne représentent pas les positions de notre tendance, mais sont publiés à titre d’information ou pour nourrir les débats d’actualités.

SOURCE : Acrimed

Nous poursuivons notre série d’information mensuelle sur l’actualité des médias, revenant sur les mois de juillet et août 2020 [1].

Du côté des journalistes, des éditocrates et de leurs œuvres

– L’extrême droite s’installe sur LCI – Un chroniqueur d’extrême droite de plus. La chaîne d’information en continu LCI (groupe TF1) accueille cette saison Arnaud Stephan, un chroniqueur présenté, comme l’explique Arrêt sur images, « comme “ex conseiller” et “communicant” ». Et c’est tout. Pourtant, « c’est aussi un ancien militant de la droite nationaliste, satellite du FN et ex-dircom’ de Marion Maréchal-Le Pen. » Une nouvelle manifestation de l’enracinement de l’extrême droite à la télévision, masquée sous des étiquettes diverses (expert, communicant, etc.). LCI n’en est d’ailleurs pas à son coup d’essai : rappelons que l’année dernière, la chaîne s’illustrait en diffusant en intégralité un discours d’Éric Zemmour prononcé lors de la « Convention de la droite » maréchaliste. Dans un tel contexte, LCI peut bien annoncer interrompre sa collaboration avec Geoffroy Lejeune (Le Monde) [2], directeur de la rédaction de Valeurs actuelles, sa politique de recrutement en dit bien assez long.

– CNews ou Fox News – La chaîne de Vincent Bolloré a annoncé le recrutement d’Eugénie Bastié, journaliste du Figaro et figure médiatique de la pensée catholique conservatrice [3]. Elle rejoint l’équipe déjà bien fournie d’animateurs et éditorialistes réactionnaires de CNews (Éric Zemmour, Pascal Praud, Charlotte d’Ornellas…). Mais que l’on se rassure : Marion Maréchal Le Pen, approchée par la chaîne, « sur les traces de Fox News » selon L’Obs, ne sera finalement pas de l’aventure…

– Louis de Raguenel (Valeurs Actuelles) au service politique d’Europe 1 – Dernier épisode d’un mercato décidément bien favorable à l’extrême droite : l’arrivée de Louis de Raguenel au service politique d’Europe 1. Initialement bombardé par la direction de la station à la tête du service politique, il n’en sera finalement « que » le chef-adjoint. Son arrivée avait provoqué une protestation de la rédaction : cette dernière avait en effet voté contre la nomination du journaliste à la tête du service politique lors d’une assemblée générale le 7 septembre, comme le relate France Info. La société des rédacteurs a prévenu de sa « vigilance » à venir selon Le Monde.

– Des ménages au Medef – C’est une habitude pour certains journalistes et éditocrates : faire des ménages [4]. Lors des dernières « Journées d’été du Medef », nombre de journalistes ont ainsi animé des débats durant le raout du Medef. Arrêt sur images a dressé la liste : Marion Van Renterghem (L’Express), Renaud Girard, Marc Landré et Marie Visot (Le Figaro), Nicolas Beytout (L’Opinion), Fabrice Lundy (Radio Classique), Fanny Guinochet (France Info) et Hedwige Chevrillon (BFM Business). Arrêt sur images précise qu’aucun de ces journalistes n’a été rémunéré pour ces prestations. Mais réseautage et connivence restent au beau fixe.

– Nouvelle censure politique à Canal+ – L’émission « Ciné le Mag » tournée le 23 juin 2020 a été grossièrement censurée par Canal+. La raison ? On pouvait y entendre l’actrice Annabelle Lengronne citer Assa Traoré [5] en réponse à une question sur les femmes noires qui l’inspiraient. D’après son témoignage, l’actrice aurait été immédiatement coupée par le directeur des programmes de la chaîne Frédéric Dezert ; et la scène, complètement coupée au montage ! L’animatrice du programme Claire Diao a également publié son témoignage, repris par 20 Minutes : « Suite à la pression puis à la menace d’éviction de notre équipe par la production suivis par plusieurs pourparlers avec la direction de Canal+ Afrique, notre équipe qui a animé avec passion et professionnalisme cette émission depuis 82 épisodes a le regret de vous annoncer son départ ». Elle et quatre autres salariés ont depuis démissionné.

– France Télévisions : le plan d’économies, c’est pas pour Nagui ! – Alors que le gouvernement continue de baisser le budget alloué à France Télévisions, dans la droite ligne de ses prédécesseurs, alors qu’en conséquence, la direction de France Télévisions prévoit de très nombreux départs de salariés, l’animateur Nagui conserve son contrat de 100 millions d’euros sur trois ans. Comme le révèle Mediapart, « les termes du contrat passé en 2017 entre Nagui et France Télévisions, qui prévoyait une rémunération de 100 millions d’euros sur trois ans, ne peuvent qu’interroger alors que France Télévisions a, sous la pression de l’État actionnaire, enclenché en 2019 un plan d’économies drastiques de 400 millions d’euros en trois ans, sur un budget de quelque 2,5 milliards. » Un montant qui « comprend le salaire de Nagui en tant qu’animateur, mais aussi toutes les prestations vendues par sa société de production (les concepts, les équipes de tournage, etc.). »

– Delphine Ernotte : rebelote – Fin juillet, le CSA a annoncé qu’il reconduisait Delphine Ernotte à la tête de France Télévisions. « Jouer la carte de la stabilité » expliquait Roch-Olivier Maistre, le président du CSA, à France Info. Fait intéressant : jusqu’ici, aucun dirigeant n’avait jamais été prolongé à son poste. Un succès qui n’a sans doute rien à voir avec la docilité d’Ernotte face aux incessantes coupes budgétaires décidées par le pouvoir politique [6].

Du côté des entreprises médiatiques et de leurs propriétaires

– Aides à la presse : le gouvernement soigne les milliardaires – Pour lutter contre les effets de la crise sanitaire dans le secteur de la presse, le gouvernement a annoncé plusieurs mesures, à commencer par le déblocage de 666 millions d’euros d’aides. Problème relevé par Mediapart :

Les milliardaires qui contrôlent les journaux ne sont quasiment pas mis à contribution et obtiennent ces aides sans la moindre contrepartie. [En effet, les aides seraient présentées par le gouvernement] de manière agrégée et opaque, [si bien qu’il] est proprement impossible de comprendre comment elles seront ventilées. On devine juste que, fidèle à son habitude, le ministère subventionnera en priorité les milliardaires – qui auraient amplement les moyens de se débrouiller tout seuls. Pour satisfaire les éditeurs les plus importants, l’État va ainsi consacrer encore 156 millions d’euros à Presstalis, qui est à l’agonie. Voté le 30 juin, à l’Assemblée nationale, au travers d’un amendement au troisième « collectif » budgétaire pour 2020, un crédit d’impôt au maximum de 50 euros pour un premier abonnement à un titre de presse d’information politique et générale va aussi voir le jour. Une mesure farfelue : qui vérifiera, et avec quels moyens, que le premier abonnement en est vraiment un ? Et quels seront les bénéficiaires précis du dispositif ?

Seront également aidés les marchands de journaux indépendants. D’après Le Monde, ces derniers « vont toucher une “aide exceptionnelle” d’au moins 1 500 euros, selon un décret publié samedi 15 août au Journal officiel. L’objectif est de “garantir” la continuité de la distribution de la presse “en instituant une aide pour les diffuseurs de presse qui font face à une situation d’urgence du fait des conséquences de la crise sanitaire et de la cessation de paiement de la principale entreprise de distribution de presse au numéro”, Presstalis, devenu France Messagerie le 1er juillet, précise le décret. »

– Bolloré chez Lagardère : déjà du grabuge – Nous en parlions avant l’été [7] : Arnaud Lagardère a fait chauffer son carnet d’adresses pour trouver des soutiens face aux menaces de son principal actionnaire Amber Capital (20% du capital de Lagardère). Et pas n’importe lesquels : les milliardaires Vincent Bolloré (via son groupe Vivendi) et Bernard Arnault ! Si l’alliance avec ce dernier semble pour l’instant bien se passer (Bernard Arnault aurait racheté 27% de la holding personnelle d’Arnaud Lagardère, Lagardère Capital & Management), un conflit majeur semble déjà sur le point d’exploser avec Vincent Bolloré. Initialement entré au capital de Lagardère avec 10,6 % des parts, Vivendi a rapidement progressé pendant l’été, jusqu’à atteindre 23,5% des parts fin août, d’après Les Échos. Fort de ce poids, Vincent Bolloré a joint sa voix à celle d’Amber Capital pour demander le remplacement de plusieurs administrateurs et la tenue d’une nouvelle assemblée générale. D’après Le Monde, Arnaud Lagardère a publiquement refusé d’obtempérer, et les deux actionnaires principaux ont annoncé qu’ils allaient saisir la justice. Affaire à suivre…

– Plan d’économies maintenu à Radio France – Diminution des congés des salariés, et suppression de 299 postes : tel était le projet mortifère de la présidence de Radio France fin 2019. En ont résulté une grève de 52 jours des salariés du groupe public [8] et des négociations, interrompues par la crise sanitaire. Fin août, la présidente de Radio France, Sibyle Veil, a annoncé qu’elle maintenait ce plan : « Les économies décidées avant la crise sont maintenues par l’État, qui nous l’a confirmé officiellement. La contribution à l’audiovisuel public va baisser d’ici à 2022. Nous n’avons donc pas d’autres choix que de mettre en œuvre notre plan d’économies et réduire la masse salariale. » Les négociations avec les syndicats doivent reprendre dans le courant du mois de septembre.

– Disparition de France Ô, sursis pour France 4 – Le 23 août, la chaîne dédiée à l’actualité des Outre-mer a cessé d’émettre sur la TNT. Comme le raconte La Première, cet arrêt a été entériné par le CSA et la ministre de la Culture, Roselyne Bachelot, conformément au projet de son prédécesseur, Franck Riester… et contrairement aux engagements de campagne d’Emmanuel Macron [9]. La mobilisation du collectif « Sauvons France Ô », à l’origine d’une pétition dénonçant une « atteinte à la mission essentielle du service public », n’y aura rien fait. Auteurs d’un « Pacte pour la visibilité des Outre-mer » en juillet 2019, la direction de France Télévisions et le ministère défendent quant à eux « un “réflexe outre-mer” dans l’ensemble de l’offre », une « unité de programme outre-mer transverse » et un redéploiement numérique. Des formulations managériales qui peinent à masquer l’imposition d’économies, et qui soulèvent des problématiques dont ne semblent guère se soucier les fanatiques du « tournant numérique » : beaucoup de familles « ne vont jamais sur le net [et] n’ont que la télévision pour rester en lien avec les Dom-Tom à des milliers de kilomètres », pointe notamment la pétition « Sauvons France Ô ». Par ailleurs, si le « Portail des Outre-mer » a bel et bien été lancé en juin 2020, la question des moyens (humains et financiers), nécessaires à la production d’une ample information de qualité, reste d’actualité, a fortiori dans un contexte de coupes budgétaires…

Un contexte qui n’a en revanche pas eu raison (pour l’instant) de France 4. Le projet de loi de réforme de l’audiovisuel prévoyait également la disparition de la « chaîne jeunesse », mais Roselyne Bachelot a confirmé, dans son jargon, le « report d’un an de [son] arrêt […] pour assurer la transition nécessaire à la montée en puissance de l’offre jeunesse délinéarisée de France Télévisions » (communiqué du ministère, cité par Le Figaro). Autre justification : dans le contexte de crise sanitaire qui touche l’école, la chaîne « [peut] servir de relais pédagogique complémentaire »… On aura tout entendu.

– L’inquiétude des salariés de Libération face au transfert du titre dans une fondation – Le quotidien Libération sera transféré début septembre du groupe Altice vers un « fonds de dotation pour une presse indépendante ». Dans un communiqué, les salariés du quotidien s’inquiètent du flou des conditions financières de ce transfert :

Le groupe Altice a promis un abondement financier à hauteur de 13 millions d’euros, une somme inférieure aux besoins de financement jusqu’en 2023 estimés par le nouveau directeur général Denis Olivennes, eux-mêmes sous-évalués par rapport aux besoins réels de Libération. Selon les élu·e·s et les experts qu’ils et elles ont mandatés, les besoins nécessaires à la poursuite du développement du journal et à son retour à l’équilibre sont au moins deux fois supérieurs. L’enveloppe de 13 millions d’euros paraît d’autant plus insuffisante qu’elle doit financer, outre les dépenses courantes, des frais exceptionnels liés notamment aux conséquences économiques de la crise sanitaire, au futur déménagement, à la clause de cession à venir et aux nouveaux projets éditoriaux.

D’après Le Canard enchaîné du 2 septembre, ce fond « exclut toute représentation de salariés ou de tiers indépendants au conseil d’administration ». Autant dire que l’opération ressemble de moins en moins à une défense de l’indépendance de la presse…

– Grève à NextradioTV, plan de départs maintenu – La grève n’aura pas suffi. Au printemps, de nombreux salariés du groupe comprenant RMC et BFM-TV s’étaient mis en grève contre le plan de départ envisagé par la direction du groupe. Résultat, selon Le Monde : « Alors qu’à l’origine, entre 330 et 380 postes étaient menacés, ce sont désormais 250 personnes qui devraient quitter l’entreprise, sur la base du volontariat. » C’est dorénavant ce plan qui sera négocié avec les syndicats du groupe « à partir de mardi 28 juillet et, au plus tard, jusqu’à fin novembre. »

– L’Équipe : la rédaction refuse un plan d’économies, la direction promet pire – Après la crise sanitaire, qui a causé une forte baisse des recettes publicitaires et des ventes pour le journal L’Équipe, la direction du journal a soumis à la rédaction un plan de choix : augmentation du temps de travail, baisse du nombre de RTT et baisse généralisée des salaires de 10%. Début juillet, la rédaction a refusé ce plan, comme le rapporte 20 minutes. À la suite de ce refus, un autre plan a été présenté par la direction. Un plan qui, selon Le Monde, aboutira à une « cessation de parution d’un magazine au moins, augmentation du temps de travail, plan de départs, traitement moindre des “petits” sports. » D’après Le Figaro, « les détails en seraient présentés aux syndicats d’ici à la fin de l’année pour une mise en œuvre début 2021. »

– Xavier Niel rachète le groupe Paris-Turf – Le groupe de presse spécialisé sur les courses et le monde équestre Paris-Turf a été racheté fin juin par le milliardaire Xavier Niel. Objectif affiché : transformer ce groupe de presse papier en mauvaise santé financière en « un éditeur de contenus et de services multimédias à destination des acteurs du marché mondial des paris hippiques et sportifs ». Les salariés du groupe ont accueilli très fraîchement la nouvelle en reconduisant une grève illimitée, tout en envisageant de porter l’affaire en justice pour casser la décision du tribunal de commerce en faveur de Xavier Niel. D’après Les Échos, « pour les salariés, l’offre de NJJ était moins-disante sur le plan social, avec le projet de reprise de 151 salariés, en comprenant les pigistes (contre 179 pour [l’offre concurrente de] Riccobono). » Les Échos citent un délégué syndical : « Nous sommes peu confiants dans l’intérêt de Xavier Niel pour la presse et craignons qu’il reprenne nos titres pour avoir davantage de poids dans Presstalis. »

– Nouvelle réussite de Bolloré : C8 (groupe Canal+) subit de lourdes pertes– Principal actionnaire, Vincent Bolloré, voulait en faire une des grandes chaînes françaises. Résultat : selon Capital, C8 « avait bien réussi à faire grimper son audience jusqu’à 3,4%, mais au prix de lourdes pertes ». Le journal précise ainsi que, malgré le plan d’économies décidé en 2017, « la chaîne – qui n’a jamais été rentable – a perdu 600 millions d’euros depuis 2005, un record pour une chaîne TNT. »

– Bientôt moins d’expertes dans la presse ? – Le site Les Expertes pourrait fermer faute de financement. Arrêt sur images, qui publie l’information, explique ainsi que le site, « créé afin de renforcer la présence des femmes parmi les intervenants sollicités dans les médias » ne devrait plus recevoir de fonds de la part de France Télévisions et Radio France « qui subventionnaient jusqu’à présent le site chaque année. »

– Google a fait appel de la décision de l’Autorité de la concurrence sur les droits voisins – Google poursuit sa guérilla juridique. Alors que la loi sur les droits voisins a été adoptée le 23 juillet 2019, contraignant les plateformes numériques à rémunérer les éditeurs de presse, Google a été condamné en avril 2020 par l’Autorité de la concurrence. En cause : son refus d’appliquer la loi. L’autorité ordonnait alors à Google de proposer une offre à la presse pour la reprise de ses articles sous un délai de 3 mois. Google a finalement fait appel de cette condamnation en juillet 2020. Une décision devrait être rendue en septembre 2020, d’après Le Figaro. Malgré l’adoption des droits voisins, il y a plus d’un an, la presse française ne touche donc toujours pas d’argent de la part de Google pour la reprise de ses articles.

– Le ciblage publicitaire désormais autorisé à la télévision – Annoncée depuis plus d’un an [10], la (mauvaise) nouvelle est désormais bien réelle : la publicité ciblée est autorisée à la télévision. En utilisant les données transmises par les fournisseurs d’accès à internet, les chaînes peuvent dorénavant segmenter leurs spots publicitaires afin de cibler plus efficacement les consommateurs recherchés. D’après France Inter, « les pubs dépendront de votre lieu d’habitation notamment, du nombre de personnes dans votre foyer, ou encore de votre catégorie socio-professionnelle ». De quoi rentabiliser toujours plus le fameux « temps de cerveau disponible »…

Du côté des publications sur les médias

Note : cette rubrique ne constitue pas une sélection, mais recense les ouvrages parus dans le mois sur la question des médias, qu’il s’agisse de bonnes ou de moins bonnes lectures.

– Bazin (Maëlle) et Lambert (Frédéric), Grammaire de la stigmatisation. Réappropriation, lutte et création, Le Bord de l’eau, juin 2020, 240 p., 24 euros.

– Boni (Marta), Formes et plateformes de la télévision à l’ère du numérique, Presses Universitaires de Rennes, août 2020, 30 euros.

– De Chalvron (Alain), En direct avec notre envoyé spécial. Les tribulations d’un grand reporter, Editions de l’archipel, juin 2020, 304 p., 20 euros.

– Fabre (Maxime), Photographie de presse. Régimes de croyance, Academia, juin 2020, 206 p., 20 euros.

– Fontenelle (Sébastien), Les Empoisonneurs. Antisémitisime, islamophobie, xénophobie, Lux, août 2020, 128 p., 10 euros.

– Gallet (Mathieu), Le nouveau pouvoir de la voix. Comment l’audio va s’imposer à l’ère digitale, Débats publics, juin 2020, 220 p., 18 euros.

– De La Gorce (Régine), L’Humanité à l’oeuvre. Positions et postures des presses communiste et collaborationniste pendant l’Occupation (mai 1940-juin 1941), L’Harmattan, mai 2020, 210 p., 21,50 euros.

– Joutier (Philippe), L’information truquée et la fabrique du prêt-à-penser, Dualpha, mai 2020, 244 p., 27 euros.

– Maigret (Eric) et Mace (Eric), Penser les médiacultures. Nouvelles pratiques et nouvelles approches de la représentation du monde, Le Bord de l’eau, juin 2020, 312 p., 22 euros.

– Pinker (Roy), Fake news & viralité avant Internet – Les lapins du Père-Lachaise et autres légendes médiatiques, CNRS, juin 2020, 350 p., 20 euros.

– Tremblay (Gaëtan), Bizimana (Aimé) et Kane (Oumar), Le service public médiatique à l’ère numérique. Radio-Canada, BBC, France Télévisions : expériences croisées, Presses Universitaires du Québec, août 2020, 24 euros.

– « Fake news, une fausse épidémie ? », Manière de voir, n°172, août-septembre 2020, 100 p., 8,50 euros.

Jérémie Fabre, et Benjamin Lagues, grâce au travail d’observation collective des adhérentes et adhérents d’Acrimed

[2En cause : sa participation au dossier de « politique fiction » raciste publié dans Valeurs actuelles en août, assorti d’un dessin représentant la députée de La France insoumise, Danièle Obono, en esclave nue et enchaînée.

[3Lire à cet égard notre article daté de 2016.

[4Les ménages sont des prestations de journalistes qui vendent leur notoriété au service de la communication d’une entreprise, administration, syndicat, association, etc. Ces prestations sont parfois rémunérées. À ce sujet, parcourir notre rubrique.

[5Au sujet du traitement médiatique de l’affaire Adama Traoré, lire notre article « “Justice pour Adama” : journalisme de préfecture au 20h » (18 juin).

[6À ce sujet, lire « Rétrécir l’audiovisuel public pour le sauver ? », 26 décembre 2019.

[9« France Ô sera maintenue, je vous rassure, il n’y aura pas de suppression […]. France Ô a un programme et une justification pleine et entière. […] Je souhait[e] tout à fait consolider dans le paysage audiovisuel français sa place » (Emmanuel Macron, « Rencontre avec les associations ultramarines », 8 avril 2017).


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